Les avantages du portage salarial
- L'assurance chômage. Seul statut indépendant qui ouvre des droits à l'ARE en cas d'arrêt de mission — voir portage salarial et chômage.
- La retraite cadre. Cotisation au régime général et au régime complémentaire AGIRC-ARRCO comme n'importe quel cadre en CDI — voir retraite en portage salarial.
- Mutuelle et prévoyance incluses. Obligatoires pour tout salarié depuis 2016, financées au moins à 50 % par l'employeur — donc par la société de portage.
- Zéro gestion administrative. Facturation, relance client, comptabilité, déclarations sociales et fiscales : tout est pris en charge par la société de portage.
- RC Pro et garantie financière incluses, obligation légale du secteur — voir le détail par société.
- Des bulletins de paie exploitables pour un dossier de crédit immobilier ou une location, là où un bilan de société fraîchement créée convainc plus difficilement une banque.
- Aucune création de structure : pas de capital social, pas de formalités d'immatriculation, un contrat de travail suffit à démarrer.
Les inconvénients du portage salarial
- Le net en poche le plus faible des statuts indépendants à chiffre d'affaires égal : cotisations patronales et salariales cumulées autour de 45 à 50 % du CA, plus les frais de gestion (5 à 10 %). Voir le comparatif chiffré des quatre statuts.
- Réservé aux prestations intellectuelles. Conseil, formation, informatique, ingénierie, marketing… Les activités commerciales, artisanales et les professions réglementées en sont exclues par la loi (article L1254-5 du Code du travail).
- Un TJM plancher de fait. Les sociétés de portage imposent en pratique un chiffre d'affaires minimum pour dégager, une fois frais et cotisations déduits, au moins le salaire minimum conventionnel du secteur.
- La prospection reste à votre charge. La société de portage gère l'administratif, pas la recherche de missions — sauf offre spécifique d'apport d'affaires, généralement payante.
- Des frais de gestion qui varient du simple au double selon la société — de 5 % à un forfait mensuel fixe. Voir le guide des frais de gestion.
Pour qui le portage salarial est-il fait ?
Le portage a un profil cible assez net : des consultants, formateurs, experts IT ou managers de transition dont l'activité dégage un TJM suffisant pour absorber le coût de la sécurité, et qui valorisent cette sécurité plus que le dernier point de net en poche. C'est particulièrement pertinent pour :
- une transition depuis un CDI, quand conserver des droits au chômage et à la retraite cadre compte ;
- une activité en complément d'un autre revenu, sans vouloir gérer de structure ;
- un test d'activité indépendante avant de créer une société, le temps de valider son marché ;
- les professions interdites de micro-entreprise ou nécessitant une couverture professionnelle immédiate (RC Pro).
À l'inverse, un freelance avec un portefeuille de clients établi, un CA élevé et récurrent, et peu de besoin de la protection du salariat, maximisera son net en poche via une EURL ou une SASU.
Comparer le portage aux autres statuts
- Portage salarial ou SASU — zéro gestion et chômage contre optimisation et contrôle total.
- Portage salarial ou micro-entreprise — le duel le plus fréquent en début d'activité.
- Quel statut juridique choisir pour être freelance ? — la vue d'ensemble des quatre statuts.