Un nouveau contrat, pas un transfert
Changer de société de portage revient à mettre fin à un contrat de travail pour en signer un nouveau avec un autre employeur. Il n'y a pas de mécanisme de « portabilité » automatique entre sociétés : chacune vous propose son propre contrat, ses propres frais de gestion et ses propres cotisations. C'est précisément pour cela que les écarts de net en poche entre sociétés dépassent souvent 2 000 à 4 000 € par an à mission identique — voir le comparatif des 9 sociétés.
La procédure, étape par étape
- Terminer le contrat en cours. Fin naturelle d'un CDD, rupture conventionnelle ou démission d'un CDI — les deux contrats ne peuvent pas coexister pour la même mission.
- Prévenir votre client si le changement intervient en cours de relation commerciale : c'est la société de portage, pas vous, qui facture officiellement la mission.
- Signer le nouveau contrat avec la société choisie avant que la nouvelle mission ne démarre, pour ne pas interrompre votre couverture sociale.
- Vérifier la transmission des informations utiles (attestation de salaire pour le calcul des IJSS, historique de cotisations) — chaque société de portage a ses propres process.
Ce qui se transfère, ce qui repart à zéro
| Élément | Au changement de société |
|---|---|
| Droits à l'assurance chômage (ARE) | Conservés — attachés au salarié, pas à l'employeur |
| Trimestres et points de retraite déjà acquis | Conservés — définitivement acquis auprès des caisses |
| Ancienneté conventionnelle (prime, congés supplémentaires) | Repart à zéro chez la nouvelle société |
| Réserve financière éventuellement provisionnée | À vérifier au contrat — généralement soldée à la sortie |
| Historique de facturation client | À votre charge de le transférer si utile |
Ce qu'il faut vérifier avant de signer ailleurs
- Le modèle de frais de gestion exact (pourcentage, forfait, plafond) et son assiette de calcul.
- Les taux de cotisations réels — ils varient sensiblement d'une société à l'autre, davantage que les frais de gestion affichés.
- Le délai de versement du salaire après facturation du client.
- Les frais professionnels remboursables et leurs plafonds.
- La qualité de l'accompagnement si vous en avez besoin (formation, mise en réseau, apport de missions).
La seule façon fiable de comparer sans se fier aux discours commerciaux reste le simulateur : mêmes paramètres, résultat net en poche société par société.